Une langue disparue pourrait aider à percer le mystère autour des origines du basque
Je me suis toujours demandé en pensant à Homère d'où venait les mots Odyssée ou Illiade ?
Odyssée ? Adixatz ? Forme d'Adieu au partant ? Qui rêve toujours le retour in fine... Ulysse revenant vers Pénélope...
Peut venir de Adi- Aditu- Entedement / Entendu. Quelqu'un qui part prévient de son départ et l'on se rassure en lui disant qu'on a compris, qu'on a entendu > Aditu / Adixatz . Une affaire de message pas tombé dans l'oreille d'un sourd.
Quant à Illiade, n'y peut-on déceler le mot hil- et -Alde... Littéarlement "du côté de la mort".
Je vais creuser le sujet... On peut toujours rêver !
Dès son étymologie, le Graal déborde de mystère. Le mot viendrait
d'une version occitane du latin gradalis, qui désigne un plat large et creux,
ou bien du latin cratis qui désigne un plat en osier, et plus largement un
récipient, ou encore du latin crater et signifie « vase ».
Le Graal est décrit tantôt comme une corne d'abondance, qui offre
à chacun toute la nourriture qu'il désire, tantôt comme une pierre tombée du
front de Lucifer creusée en vase. Chez l'auteur allemand Wolfram von
Eschenbach, on trouve que le Graal est une pierre précieuse gardée par les
Templiers.
LA racine basque Gai (chose) peut revêtir le sens d’un
mystère.
Il y a aussi le mot Gaita qui m’intéresse.
(1562) Gaita, sorte de
musette, cornemuse. De l’esp. gaita "id.". Il est
possible toutefois que le terme soit commun aux deux langues depuis longtemps.
Il est connu dans tout le Bassin Méditerranéen, y-compris en arabe. De *gait- "chèvre"
(peau de chèvre qui forme le sac de la cornemuse), cf. proto-germanique *gaitaz "chèvre".
En Limousin on appelle la cornemuse "chabrette", de chabra
"chèvre".
Dans Corne d’abondance il y a la forme d’une corne qu’on retrouve
dans les musettes ou cornemuses fabriquées il y a fort longtemps dans la peau d’une
chèvre.
Alors peut-être ce « récipient » divin a-t-il un lien avec ces contenants d’une autre époque.
Si je regarde du côté de l'Euskara, "GARAïALDE" pourrait
signifier aussi "du côté d'en haut"... Le Graal nous en ouvrirait les
portes n'est-ce pas ?
On peut toujours rêver....
Baal (Bel) était-il représenté comme un Dieu à tête de Taureau ? Un lien quelconque avec le fameux Toro de fuego dnas le Sud-Ouest ?
Et une question : est-ce que le "Baal" du mot Belzébuth (qui viendrait de l'arabe Baal-Zebub) ne pourrait pas avoir un sens proche du Basque Beltz (noir) ?
Taureau noir pourrait se dire en liant "Beltz" (Noir) et "Zezen" (Taureau)
Mais peut-être aussi que Beltz-Zezen-Buts (Puits en référence aux profondeurs, aux Dieux du dessous) ensemble pourraient phonétiquement générer le mot en question.
Vercingétorix. La fin de son nom sonne comme Iturits (la source en Basque)... Je serais curieux de trouver une étymologie de son patronyme long comme un nom Basque. J'ai trouvé URCINGETORIX. RIX signifiant roi, CINGETO signifiant Guerrier... J'ai du mal à y souscrire. Mais soit...
En passant par l'Euskara, on trouve bien Ber-Zinge-Iturits
Ber )) Soi-même ou Buru )) la tête
Zinge )) sans foi
Iturits )) source
On peut toujours rêver !
Le jeu de Paume ? La pelote Basque ? L'oeuf ? La poule ? Il est grand temps de mener l'enquête.
Hypothèse : est-ce qu'un jeu peut inspirer une petite région de France dont la langue et certaines traditions (notamment funéraires) trouveraient leur source au néolithique au point que cette dernière puisse l'intégrer à sa propre culture, en créant des murs adaptés à sa pratique et en développant de nombreuses façons d'y jouer (de la main nue à la pala en passant par la Chistera) ?
Difficile à croire. Je crois plutôt au mouvement inverse... Une tradition bien ancrée dans une culture qui trouve un écho dans les milieux nobles, dan sa monarchie, endat quelques siècles, avant de retrouver la vérité de sa pratique dans cette région qui sait bien préserver son mystère.
Est-ce que des stèles discoÏdales ou l'art funéraire Basque n'éclaire pas sur une pratique très ancienne de ces sports qui justifierait qu'il soit né dans ces montagnes... ? Il faudrait orienter des recherches en ce sens... Je crois savoir que de légendes très anciennes décrivent des Jentilak jouant déjà avec de pierres rondes dans les hauteurs. Cela renforcerait l'idée d'une tradition très ancienne.
Je prends un autre exemple simple et parlant. Le mot Pelote vient de Pilota qui résulte de la racine -Pil / -Bil. Or -Bil en Basque a un sens clair et sans équivoque : cela désigne une forme ronde.
D'ailleurs le mot Bille ne proviendrait-il pas du mot basque "Bil-" ? La bille de bois ne se définit-elle pas par sa circonférence, sa forme arrondie sur la tranche ?
Makila, c'est le bâton des bergers Basques.
Sur le plan étymologique, le "Mak" vient peut être de ces arbres noueux, tordus dans lesquels tailler le Makila.
Mais je veux m'attarder sur l'origine du mot Bâton. Le Bâton viendrait de la racine"Bat". Or Bat en Basque c'est le chiffre 1. Or qu'est-ce qui ressemble plus à un bâton qu'un 1 ? L' as des bâtons... On peut toujours rêver...
El
juego del Sapo ou « le jeu du crapaud »
Originaire du Pérou, ce jeu consiste à
lancer des pièces de monnaie en direction d’une table en métal accueillant en
son centre une figurine de crapaud la bouche ouverte. Tu t’en seras douté,
l’objectif est de faire rentrer la pièce de monnaie dans la bouche de la
statue. Ce jeu a pour origine une légende Inca qui attribuait au crapaud un
caractère magique. Aussi, selon le mythe, il accorderait un vœu à celui ou
celle qui lui donnerait une pièce à manger. Pourquoi ne pas tenter ta chance ?
Je viens de découvrir l'existence de
ce jeu Péruvien. Si l'on se penche sur le mot Sapo, on découvre une origine ancienne, pré-romane, partagée entre
Basque et Espagnol.
zapo
(1562) Crapaud (Zool.). Vieux terme commun au basque et à l’espagnol (sapo),
d’origine pré-romane eurasienne. Voir aussi apo. L’origine première est *kap-
"forme bombée", qui désigne aussi parfois le sabot. Cf. en
indoeuropéen le vieil indien sapha "sabot", avestique safa
"id.", germ. *xofaz > hofr, hof, hoef, hoof, huf "id.".
Pour l’évolution k > s voir aussi basque *kabel/*gabel > *tsabel
"ventre". Cf. altaïque *kap- "grenouille, tortue", drav.
kapo "crapaud", kartvèle jvabu "id.", jap. *kap-
"grenouille, tortue", lapon (same) tsuoppu "crapaud".
Je trouve intéressant de noter que
dans la langue Basque Tortue se dit Apoarmatu
c'est à dire un "crapaud" avec une "armure"... Poétique
image issue de l'observation.
Je trouve également intéressant de
relever que ZAPOZIZA veut dire champignon
vénéneux.
zapoziza
Champignon vénéneux (Bot.). De zapo "crapaud" et ziza
"champignon".
Est-ce que cela ne renforcerait pas
l'idée que ZAPO est bien un mot très ancien définissant le Crapaud par ce qui
le différencie précisément d'une grenouille à savoir qu'il peut être
"vénéneux" notamment si on l'embrasse. Cela expliquerait sa présence
dans les contes (le fameux baiser au crapaud qui provoquerait des
transformations... ) ou dans les fameuses Akelarres et autres Sabbats (Sabbat /
Sapo / Zapo, d'ailleurs même appartenance sémantique ?). On dit aussi qu'il
résiste au venin des abeilles, frelons, guêpes... Alors on comprendrait mieux
l'origine d'un mot comme ZAPOZIZA et on pourrait y projeter la recherche de
sens de ce côté "vénimeux" de la force des Crapauds...
J'ajoute que dans la panoplie de la
sorcière (SORG-INA chez les Basques) on retrouve des Crapauds (Zapo), des
Chapeaux (-Apo), des capes (-apa), et mêmes des Sabbats (-aba).
Estr-ce que dès lors, il ne faudrait
pas chercher dans le proto-basque une filiation fantastique, surnaturelle,
mystique, mythologique en rapport avec les fameux Akelarre ?
Le symbole du retour de la chaleur…
A l'origine, Olentzero est un charbonnier qui descend des
montagnes basques pour annoncer le retour du soleil et de la lumière. Il
représente le solstice d’hiver.
Il a un aspect un peu terrifiant avec son visage noirci par
la poussière de charbon de bois. Il porte sur son dos un gros sac rempli de
charbon de bois qui symbolise une vie latente et le soleil qui va recommencer à
chauffer la terre.
Le béret et les vêtements usés et sales rappellent qu'Olentzero
vit et travaille dans la forêt, domaine des animaux sauvages. La faucille lui
sert à couper les fagots. Comme la faucille du dieu Saturne, c'est aussi le
symbole de la coupure mystérieuse du solstice qui coupe l'année en deux
périodes.
Le "Père Noël
Basque"
Ce personnage de la mythologie basque a petit à petit évolué
et est pour certain aujourd'hui considéré comme le Père Noël basque. Il ne fait
plus peur aux enfants. On dit que dorénavant il descend de la montagne la nuit
du 24 décembre, distribuer du charbon aux familles pour se réchauffer et en
profite pour se goinfrer dans les cuisines.
De nombreuses hypothèses ont été émises sur l'origine de son
nom (métathèse du français Noël > Olen, impossible car la forme primitive
est Onen- , traduction de Nochebuena, etc.). Selon Jean-Baptiste Orpustan et
Michel Morvan, à partir de on "bon", antz "vers" et aro
"période de temps, époque". Ce serait le nom du solstice d'hiver.
IDE / KIDE = semblable
ATZ = Main / trace
ITZ = Mot
ZI = Pointe
Avec ces 4 syllabes, on trouve quelques chose qui évoque une pointe (le stylo / l'outil utile pour graver un message, une idée) permettant de laisser la trace d'un mot semblable à celui qu'on aurait en tête ? Pour lui donner corps. Le matérialiser. L'écrire en d'autres mots !
Idatzi (Ecrire) est parfois assimilé à Erautsi ou Iraatsi (dans le sens de "coucher" quelque chose également).
Est-ce qu'une lointaine parenté peut s'exprimer entre IDATZI et le mot IDEE (image / forme visible en latin IDEA) dont l'étymologie rappellerait cette "projection" pour rendre visible, donner corps à une image, la rendre visible...
Il faudrait creuser le sujet. On peut toujours rêver.
Ez Du Jan = Il ne Mange pas.
Jan = Manger
Je trouve curieux que Déjeuner veuille dire "ne pas jeûner" comme si le jeûne était à la base et que le fait de déjeuner se soit construit autour de l'opposition au jeûne.
Je trouve plus logique de partir de JAN (manger) et de construire l'idée de jeûne par sa négation : EZ DU JAN.
Est-ce que le mot jeûne et le mot basque Jan ont par ailleurs quelque chose à voir ensemble ?
J'aime à le penser. on peut toujours rêver.
En Basque, école se dit Ikastola.
Ce qui s'explique parfaitement puisqu'il résulte du mariage de Ikasi (Apprendre) et de Ola (Cabane / petite maison). Ola provenant de Ol qui signifie "Planches de bois", évoquant la cabane, la "petite maison" en bois (sens de Ol en Hongrois).
La "maison pour apprendre" est donc une explication en creux qui fait parfaitement sens, je trouve. Le lieu clos pour apprendre.
Or l'étymologie trouvée sur le net pour ECOLE semble beaucoup plus improbable... On y évoque Schola / Skholé qui en latin signifierait loisir ou arrêt de travail... L'école un loisir, l'antithèse du travail ???? Pas très crédible à mon sens. Peu-être ai-je loupé une étape mais ce que j'ai trouvé m'interroge.
Or on peut tout à fait imaginer que phonétiquement un mot construit comme IKASTOLA puisse amener à l'évolution vers un mot comme IK'S'OLA puis K'S'OLA puis S'K'OLA et pour finir l'Ecole telle qu'on la connaît aujourd'hui.
Je précise d'ailleurs qu'en Hongrois (langue réputée proche du Basque), Ecole se dit précisément ISKOLA. De ISKOLA à ECOLE, il n'y a qu'un pas.
On peut toujours rêver !
La vie se dit Bizi en basque.
Or en Basque, Bihi c'est la graine / la semence. Et Hazi c'est croître.
Le mot vie peut alors procéder de l'observation de ce que produit dans la nature une graine une fois mise en terre...
Il devient le résultat d'un mariage, de l'agglutination du mot graine et du verbe croître. Une contraction logique de Bihi et de Hazi ... Bihi-hazi devenant Bizi.
Cela fait sens. On peut toujours rêver !
Dans la peau des premiers baleiniers basques | National Geographic
En allant pêcher la morue en Amérique du Nord, les navigateurs basques du XVIe siècle ont découvert des zones de pêche à la baleine. Au plus fort de la période baleinière, dans les années 1560 et 1570, à Red Bay, située dans l’actuelle province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador, à chaque saison, un millier de Basques chassaient sur quinze navires ou travaillaient dans l’un des quinze fondoirs qui transformaient la graisse des baleines en huile. Ces Européens dominèrent les pêcheries du Nord jusqu’au siècle suivant.
Pour attraper les cétacés, des éclaireurs patrouillaient à bord de petites embarcations, appelées chalupas. Quand ils repéraient des baleines dans le détroit de Belle-Isle, qui clôt la Red Bay, ils faisaient signe aux autres membres d’équipage. Les patrons des chalupas, dont chacune transportait en général six rameurs et un harponneur, ordonnaient à leur équipage de ramer vite – mais discrètement – vers les cétacés qui remontaient à la surface ou qui s’étaient endormis.
Une fois l’animal tué, le cadavre de la baleine flottait : sa transformation pouvait donc commencer sur l’eau. Le lard était ensuite changé en huile dans des fondoirs installés à terre ; puis l’huile était renvoyée vers les bateaux, dans des tonneaux flottants. La précieuse substance, issue essentiellement des baleines à fanons, pouvait rapporter l’équivalent actuel de plusieurs millions d’euros par cargaison.
Les marins basques sont devenus au fil du temps des experts de la chasse à la baleine, mais leurs navires ne résistaient pas toujours aux traversées. Des témoignages de marins devant les tribunaux et des demandes d’indemnisation révèlent la triste fin d’un de leur bateau : le San Juan. Poussé par des vents violents, il se fracassa sur les rochers avant son départ de Red Bay, en 1565, mais l’équipage survécut.
En 1978, une chercheuse canadienne, Selma Huxley Barkham, a étudié les archives basques qui détaillaient le sort du San Juan. Son travail a permis de localiser l’épave dans la Red Bay. Ensevelie sous des algues et de la vase, la coque aplatie du navire avait été préservée pendant des siècles par les eaux glaciales. La première planche remontée du fond était en chêne, essence qui n’était pas originaire de la région, mais utilisée par les Basques. Le site de Red Bay, témoignage exceptionnel de la période faste des baleiniers, est désormais inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Dans le numéro d’Août 2018 du magazine National Geographic, immersion en Amérique du Nord avec les baleiniers basques du XVIe siècle.
Une langue disparue pourrait aider à percer le mystère autour des origines du basque